La Guerre à Troyes Archive Random

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Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas Bitstrips

Après les tests, la vie à la ferme, le partage musical, les bonbons qu’on doit péter en ligne et autres applis à la con, il est apparu sur Facebook voilà quelques semaines Bitstrips.

A moins d’avoir définitivement renoncé au réseau social de l’homme en tong addidas le plus riche de la planète, vous n’avez pas pu passer à côté de la nouvelle lubie des utilisateurs qui adorent poster des statuts en passant par la phase comics ! Cette appli reloue consiste à mettre en scène un avatar de nous même dans une planche de BD. Et tu sais quoi ? Grand bien nous fasse !

A mon sens, les applis Facebook à la mode, c’est un peu comme le film Gravity, tout le monde en parle sans forcément avoir vu de près à quoi ça ressemble. Lorsque finalement on se décide à aller voir, l’effet de nouveauté agit, on est un peu impressionné, on trouve l’idée plutôt bonne, le truc bien foutu, et puis vient le moment où on se rend compte de la désuétude de l’entreprise. On a le sentiment de s’être fait survendre la nouveauté du millénaire alors qu’en fait il s’agit simplement de Sandra Bullock qui passe une 1h30 dans l’espace à essayer de s’accrocher à des trucs… 

Toute comparaison cinématographique mise à part, Bitstrips me fait étrangement penser au jeu vidéo Les Sims, mais en moins bien (bah ouais les Sims on pouvait les faire brûler ou les noyer dans la piscine)… Comme dans le best-seller des jeux pc des années 2000, on peut se créer un avatar en choisissant chaque détail de l’apparence physique. La tête, la taille, la morphologie, les fringues, etc “tout est possible, tout est réalisable” comme le chante si bien Grégoire…Et c’est déjà là le premier piège, celui de l’auto-représentation ! Doit on fidèlement coller à la réalité ou donner une version de nous même améliorée au risque de passer pour quelqu’un qui ne se voit pas comme il est réellement ? Vaut il mieux encore prendre le risque de passer pour un faux modeste en jouant à fond la carte de la caricature en mode Guignols de l’info ? 

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je pense que notre page Facebook est une sorte de culte de notre petite personne plus ou moins voué à nous mettre en avant, (et qui permet aussi de stalker les gens quand on n’a rien d’autre à faire, afin de savoir si oui ou non le mec qu’on a rencontré la veille aime les fraises de plougastel) aussi qu’advient-il du sort réservé à notre avatar dans ce type d’appli (appli qui soit dit en passant demande l’accès à toutes tes données personnelles, je dis ça je dis rien) ? Je remarque que la majorité de mes contacts Facebook ne se seront pas posé autant de question que moi puisque nombreux sont ceux qui l’utilisent au quotidien… 

20 millions d’utilisateurs, c’est ce que revendique le créateur de Bitstrips qui espère un succès aussi important que le jeu Candy Crush ! Sortie il y a un an, l’application connaît aujourd’hui le climax de son utilisation. Ce n’est pas justement ça le basculement d’un truc cool vers le ringard, l’utilisation par le plus grand nombre ? Quand je vois que désormais le Ministère de l’intérieur himself utilise des planches de comics pour faire sa pub sur le réseau social et faire passer des messages du types : “Pour voter en 2014, assurez-vous d’être inscrit sur les listes électorales”. Bon évidemment voter c’est important, mais pourquoi utiliser ce truc merdique si ce n’est pour paraître cool ? On s’en fout non ? A son compte là pourquoi ne pas avoir fait une planche représentant l’expulsion de Léonarda ?

Un autre truc qui me gave avec Bitstrips, c’est la désuétude des infos que te font passer tes contacts. On croirait que l’aspect BD excuse le fait que tes potes te racontent des trucs dont tout le monde se contrefout et qui viendrait à te faire regretter le temps des “j’ai mangé une pomme” et autres “kikou lol les coeurs”… Pire que de te les faire regretter, cet aspect comics est encore plus fourbe dans la mesure où il matérialise le néant, un peu comme un film de Sofia Coppola ou un roman de Michel Houellbecq (les partouzes en moins) ! Alors autant le dire tout de suite, ce n’est pas parce qu’un programme génère une projection de toi même dans un environnement pré-calculé que ça t’autorise à nous désinformer avec ton réveil qui ne sonne pas, les bouchons que tu te tapes le matin avant d’aller bosser ou autres trucs pourris de ton quotidien tout aussi pourri.

Parce qu’à ce compte là autant te prendre en photo dans ton lit avec un réveil géant pour montrer que tu ne t’es pas levé, ou descendre de ta caisse de bon matin pour prendre la file de bagnoles devant toi sur le périph ! (Je rigole mais le pire c’est que certains le font !) On ne cesse de nous répéter que les réseaux sociaux sont bien trop chronophage mais je crois que nous vivons dans une période où nous aimons de plus en plus dire qu’on a plus le temps avant d’en perdre un peu plus devant des trucs sans intérêt… 

Et puisqu’on parle de chronophagie, j’ai récemment lu dans le GQ du mois de janvier un dossier sur les séries télés dans lequel l’auteur s’est amusé à comptabiliser le temps de visionnage de certaines séries toutes saisons additionnées (comptez grosso-modo 86h pour Friends, 190h pour Desperate Housewives ou encore 140h pour 24 heures chrono), je vous conseille alors, plutôt que de perdre du temps dans des choses sans intérêt, de regarder plus de séries pour arrêter de polluer nos fils d’actualité avec vos avatars dont nous nous foutons royalement ! Mais comme je l’ai déjà dit, je vous ai accepté sur Facebook donc j’ai le fil d’actualité que je mérite… CQFD ! 

PS : Je ne sais pas vous, mais à moi vous aviez manqué !

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Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas le final de Dexter (sans spoilers)

Une série qui s’achève marque la fin d’une ère, c’est un peu comme quand un de nos amis déménage, on sait qu’après ça, rien ne sera plus pareil. Deux saisons après la fin de Desperate Housewives (putain deux ans déjà) et un an après Gossip Girl et Weeds, c’est au tour du serial killer de la chaîne câblée Showtime de tirer sa révérence après huit années de bons et loyaux sévices.

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Je ne sais pas vous donc, mais moi, je n’aime pas le final de Dexter, et figurez vous que le pire dans tout ça c’est que je m’y attendais, je le savais !

Dexter c’est typiquement le genre de série qu’on adorait regarder, qui est devenue de moins en moins bien au fil des années, qu’on a continué par habitude en se demandant à la fin pourquoi on regardait encore cette daube. Toute cette série n’est finalement qu’une putain de grosse arnaque qui m’a laissé l’impression après son final dimanche dernier de m’être fait prendre pour un con pendant huit ans par les scénaristes de Showtime… 

En effet, après la surprise de la saison 1, son excellent générique, son encensement par la critique, sa polémique sur la moralité douteuse du programme, le retournement de situation de dingue de la fin de saison, vînt la saison 2 de bonne facture mais en deçà de ce qu’on pouvait espérer… On a eu le droit ensuite successivement à une saison 3 médiocre, une saison 4 qui a relevé le niveau avec un final exceptionnel et qui a donné l’idée du siècle aux scénaristes : finir les saisons sur un cliffhanger putassier. Les saisons suivantes sont dispensables tellement elles sont dénuées de nouveautés et d’intérêt, seul l’épisode 12 de chacune d’entre elle vaut à peu près le coup pour ce cliffhanger qui laisse la tension à son comble… 

Pourtant, vous et moi avons bouloté les saison 5, 6, 7 et 8, dans l’espoir qu’il s’y passe quelque chose, de retrouver cette fougue, cette écriture brillante de la saison 1, cette addiction, mais en vain ! Finalement, on regardait plus les choses par habitude, dans l’attente de savoir si oui ou non Dexter allait se taper sa soeur (qui restera quand même le meilleur personnage de cette série putain de merde).

Cette saison 8, que nous savions être la dernière, s’annonçait comme grandiose, comme un retour aux sources, et pourtant ce fut loin d’être le cas. Les épisodes sont plus mous du genou les uns que les autres, le personnage de Dexter devient antipathique au possible avec le charisme d’une baignoire suisse-allemande, la très attendue descente aux enfers de Debra s’est révélée vaine et inutile, mon désintérêt a grandit au fil des épisodes dont le climax d’ennui et de colère s’est concentré sur le dernier épisode qui n’est qu’une insulte à la série toute entière. 

Tout dans ce final est lourd, moche (mention spéciale aux fonds verts dégueulasses dignes du premier épisode de la série  Ringer sur la CW aujourd’hui disparue), pénible, grotesque, plein de psychologie de comptoir à la mords-moi le noeud… 

Alors je dis non non non, Dexter ne méritait pas ça ! Et je ne suis pas le seul à le penser puisque l’ancien showrunner de la série s’est empressé de prendre la parole pour révéler à tous le final qu’il avait imaginé pour notre serial killer préféré (attention spoilers des saison 1 à 7) : 

Dans la toute dernière scène, Dexter se réveille. Tout le monde pense “Oh, c’était un rêve”. Puis la caméra recule de plus en plus, et alors on réalise : “Non, ce n’est pas un rêve”. Dexter ouvre ses yeux, il est sur la table d’exécution dans la prison de Floride. On s’apprête à lui faire son injection, il regarde derrière la vitre de la salle d’exécution. Tous les gens qu’il a tués sont là, y compris le Ice Truck Killer et le Trinty Killer (son frère Rudy), LaGuerta (il est responsable de son décès), Doakes (il peut être considéré comme responsable de son décès), Rita (il peut être considéré comme responsable de son décès), Lila. Tous les morts fameux, et aussi tous ceux qui ont été tués semaine après semaine : ils sont tous là. Voilà ce que je visualisais pour la fin de Dexter. Tout ce qu’on avait vus tout au long des huit saisons se produit pendant les quelques secondes qui séparent le début et la fin de l’exécution. Il voit littéralement défiler sa vie devant ses yeux au moment où il est sur le point de mourir. Je crois que ça aurait été une conclusion superbe, épique, très satisfaisante.” Clyde Philips dans eonline.

Conclusion superbe, épique et satisfaisante ? Non mais de qui se moque-t-on encore une fois ? Cette fin de saison n’est qu’un copié-collé du final de l’excellente Six feet under, éhontément repris par Marc Cherry pour le final (daubé) de Desperate Housewives !

Alors certes j’aime les séries US, j’aime la créativité des scénaristes, j’aime ne pas aimer quand ils font de la merde, mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties sans culotte, ils ne vont pas tous nous faire le coup à chaque fois du retour de tous les morts de la série sous prétexte que ça a bien fonctionné une fois !

Et puis ça ne vous paraît pas un peu facile de dire ça après coup ? A ce compte là moi je n’aurais pas fait mourir Mischa Barton à la fin de la saison 3 de Newport Beach, et puis j’aurais évité la résurrection du papa de Chuck dans Gossip Girl et même que tiens j’aurais modifié la fin de Buffy pour faire crever Dawn dans d’atroces souffrances parce que qu’est-ce qu’elle était casse-couilles quand même ! (le lecteur attentif que tu es remarqueras que je ne regarde que des séries de qualité).

Bref, un serie final au goût d’inachevé, une fin minable, insultante pour les fans mais aussi pour la qualité des saisons 1, 2 et 4 qui sont véritablement les seules qui valent la peine d’être vues… 

Je ne sais pas vous, mais moi je pense que le Bay Harbor Butcher méritait quand même bien mieux que ça…

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Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien Myriam Leroy

C’était hier soir, aux alentours de 21 heures, alors que je cherchais désespérément un programme à regarder en replay devant lequel ingurgiter rapidement mes pâtes à la carbonara avant de retourner à mes occupations d’étudiant à la bourre dans son travail (oui je sais ma vie te fait rêver) j’ai découvert la meilleure surprise de cette rentrée télé (dont on nous bassine les oreilles depuis une semaine) : l’arrivée de la journaliste Myriam Leroy dans l’équipe de La Nouvelle édition, l’émission en clair de la mi-journée de Canal +.

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Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien Myriam Leroy. Et c’est là, très cher lecteur qui n’a peut-être pas encore regardé la Nouvelle édition sur Canal +, que tu vas t’empresser de demander : Mais qui donc est Myriam Leroy ? Et pourquoi consacre-t-il un billet entier à cette illustre inconnue ? Qui a tué Pamela Rose ? Est ce que l’existence précède l’essence ? Kiadukakakakikolléokuku ? 

Je m’en vais alors de ce pas éclairer ta lanterne. Myriam Leroy est une journaliste belge portant très souvent des boucles d’oreilles pendantes à la longueur souvent improbable qui a travaillé dans de nombreux médias au plat-pays exerçant notamment ses talents à la radio ou dans la presse écrite. Si je lui consacre un post aujourd’hui, c’est avant tout pour te faire une confession cher lecteur, les billets que j’écris ont été éhontément inspirés par les chroniques d’humeur que tenait régulièrement la journaliste belge la matinale de la radio PureFM en Belgique (oui parce qu’en plus de manger des pâtes carbo devant des replay d’émission tv, j’écoute aussi des podcasts d’émissions de radio belge, je sais ma vie est fascinante). La chronique sobrement intitulée : Myriam Leroy n’aime pas, a donné lieu à un livre éponyme sorti en 2013 aux éditions Renaissance du livre. (Pour cette histoire de Pamela et de caca, je ne peux malheureusement plus rien pour toi).

Avec Myriam Leroy, j’ai partagé pendant deux ans ma haine de Mélanie Laurent, du Festival de Cannes, de noël, des bobos, de la rentrée, de vieillir… J’ai trouvé en elle une amie, un réconfort, une confidente avec qui partager mes joies et mes peines. Une personne qui m’a donné l’impression d’avoir trouvé mon alter-ego féminin. Pour faire simple : au commencement de ce blog, il n’y avait rien, si ce n’est Myriam Leroy

Comment ne pas me réjouir de l’arrivée d’une des journalistes les plus talentueuse de la Belgique au sein de l’équipe de Canal + ? Myriam Leroy avant d’être un physique (je n’ai jamais compris pourquoi elle s’obstinait à faire de la radio alors que la demoiselle est une bombasse en puissance) c’est une plume acérée, une verve que Nicolas Bedos aurait tout à lui envier et dont la critique féroce donnerait envie à quiconque se retrouve au coeur de sa chronique d’aller prendre un bain avec son grille-pain !

Ma surprise fut grande en découvrant Myriam sur le plateau de LNE aux côtés de Babeth Lemoine et d’Ali Baddou puisque son arrivée est passée sous silence dans les médias français (excepté au sein du site Puremédias qui l’a rebaptisée très gentiment pour l’occasion Muriel). L’humeuriste (et non pas humoriste comme on a pu le lire également) n’a également pas daigné en informer les 3444 fans de sa page Facebook pour cause de trac ! Pour cette première, Myriam Leroy s’est faite assez discrète, sagement assise sur son tabouret, intervenant timidement tout au long de l’émission, c’est dans les quatre dernières minutes que j’ai retrouvé la Myriam de PureFM, celle qui est capable de rhabiller pour l’hiver Madonna et Lady Gaga réunies et de faire pleurer une blogueuse de mode en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Cependant, si l’arrivée de Myriam sur Canal m’enchante à plus d’un titre, une de mes plus grandes craintes (plus grande que de perdre mon smartphone) est qu’elle se fasse bouffer par un programme peut être trop codifié, trop écrit et soumis à la dictature du conducteur. Je me rassure toutefois à l’idée que La Nouvelle édition n’est pas Le Grand Journal et que Myriam Leroy n’est pas Olivier Pourriol. La nouvelle mouture de la Nouvelle édition est moins pompeuse que la précédente, Ali Baddou semble avoir trouvé ses marques dans son rôle d’anchorman de la plage en clair de la mi-journée, et puis Myriam quoi !  Ça va bousculer un peu les habitudes d’entendre des “septantes” et des “neunantes” sur la chaîne des CSP +,  et de la voir tirer au lance-roquettes sur des ambulances ! 

Pour moi Myriam Leroy est la révélation de cette rentrée télé (oui tous les programmes n’ont pas repris et alors ?), et si vous voulez mon avis, on n’a pas fini d’entendre parler d’elle en France.

Je présenterai ainsi mes condoléances aux PAB (paysage audiovisuel belge) pour la future perte d’une de leur grande journaliste. Parce que c’est bien connu qu’en France, lorsqu’on fait venir des belges à la télévision on les garde (Coucou Virginie Effira et Sandrine Corman). C’est donc ça que l’on appelle la fuite des cerveaux ? Mais qui sera assez fort pour remplacer le vide laissé par Myriam une fois qu’elle aura décider de quitter sa Belgique natale ? Et bien moi pardi ! Echange de bon procédé oblige, je vois ça d’ici :

[ATTENTION DÉLIRE POST HYSTERO-NARCISSIQUE]

- Une fois mon master en poche, je quitterai alors la France pour la Belgique où j’officierai la matin sur PureFM pour un retour du billet d’humeur hebdomadaire. Et c’est non négociable, j’en veux du Sébastien Ministru et de la Vanessa Klak (là tu te rends compte que j’écoute VRAIMENT des podcats d’émission de radio belge car tu ne connais pas les noms auxquels je fais allusion). Je suis prêt à donner de ma personne pour cette chronique, à me faire insulter par des fanatics d’Apple ou par les DJs des mariages qui ont accolé l’adjectif “Officiel” à côté de leur nom sur leur page Facebook. Je reçois toujours d’ailleurs de temps à autres des mails d’insultes du fan club Kristen Stewart qui n’ont toujours pas digéré mon post sur cette actrice pintade neurasthénique.

- Je serai en fin d’après-midi aux côtés d’Olivier Monssens dans On n’est pas rentré sur La première où j’offrirai aux auditeurs des petites suggestions sous forme de perches tendues afin d’éviter les longs silences ou les yeux qui roulent dans l’attente de l’idée géniale qui relancerait le débat lors d’un repas de famille.

- En sus, je suis prêt également à prendre les commandes du décryptage de l’actualité culturelle dans le podcast Focus Store, prolongement du magazine bimensuel Focus Vif et même à pondre un papier par mois à l’attention des lectrices du Elle Belgique pour leur révéler qu’elles sont beaucoup moins smart que les parisiennes. 

 - Après quoi, vers 2030, la télévision française me suppliera de quitter ma terre d’asile pour revenir triomphalement en France tel le fils prodigue dont on n’attendait plus le retour et où je délecterai les téléspectateurs de mes aventures au pays de Tintin, de la bière, des moules-frites et du vivier de sélection des participants de Confessions Intimes et autres Tellement Vrai.

Je t’en prie peuple de Belgique, tends moi la main, et laisse moi devenir une version masculine, française et jeune de Myriam Leroy qui t’a laissé pour aller conquérir un pays où les gens manifestent dans la rue contre l’adoption du mariage homosexuel et où un parti d’extrême-droite a remporté presque 20% des suffrages à la dernière élection présidentielle ! 

[FIN DU DÉLIRE POST HYSTERO-NARCISSIQUE]

Je t’embrasse Myriam, je te souhaite bonne chance et saches qu’à chaque fois que tu as de le mal du pays dans le Thalys Bruxelles-Paris, tu peux te dire qu’il existe à Paris un apprenti scribouillard (oui c’est moi) fan de “qui tu es et ce que tu fais” alors que si ça se trouve dans la vie tu es une vraie connasse et qui te trouve vraiment, mais vraiment “trop stylé”.

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Petit dictionnaire non exhaustif des mots les plus usités en cette rentrée

Je ne sais pas vous, mais vous m’avez manqué. Voilà trois mois maintenant que je me suis mis en vacances, me prenant pour l’ORTF, des vacances durant lesquelles j’ai pensé à vous, où j’ai souhaité réagir sur l’actualité palpitante de cet été avant de me raviser… Trois mois jour pour jour que je n’avais rien posté, et deux ans d’existence aujourd’hui de mon Tumblr. 

Pour fêter cet anniversaire, je vous propose un petit dictionnaire des mots dont on ne cesse de nous rabacher les oreilles en cette rentrée… Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas les anniversaires, mais j’aime bien la rentrée…

ANCHORMAN : Nom masculin, anglicisme usité par les médias pour définir Antoine De Caunes depuis l’annonce de sa venue à la présentation du Grand Journal de Canal+ en succession de Michel Denisot. L’anchorman désigne pour nos compatriotes américains the main host of a television or  radio program. L’anchorman anime généralement un talk (voir ci-dessous) où il est entouré de chroniqueurs venus de divers horizons afin de mettre en avant sa personnalité et de provoquer en plateau des étincelles sous le regard complice et attendri des téléspectateurs (blague).Afin d’être dans le cadre de la loi Toubon nous pourrions utiliser le terme “présentateur” usité jusqu’alors. Malheureusement, il sonne trop vieillot, trop 2012, trop Denisot ! On le sait bien, les américains font tout mieux que nous, depuis que l’enfant chéri de Canal a annoncé faire une P2 du Grand Journal inspiré du late show à l’américaine, le terme a surgi partout et est repris dans tous les médias. Antoine de Caunes est donc l’anchorman de l’access de Canal, Thomas Sotto celui de la matinale d’Europe 1 et Bruce Toussaint celui d’i-Télé. Allons y donc pour l’usage à outrance de ce mot ridicule en parlant de Valérie Damidot comme anchorwoman de D&co sur M6 et de Thierry Bécaro comme anchorman de Momo Motus !

[Notons également qu’Anchorman est le titre d’une vilaine comédie américaine avec Will Ferrell sortie en 2004 et passée inaperçue chez nous].

BHL : Acronyme pour désigner Bernard-Henri Lévy, ministre des affaires étrangères sous le gouvernement Ayrault et ex/actuel/futur (?) compagnon d’Arielle Dombasle. (Voir ci-dessous au mot GAZ).

CTATCM : Hashtag/acronyme long et inesthétique signifiant Comment t’appelles-tu ce matin, utilisé sur Twitter par Elodie Frégé visiblement frappée d’un Alzheimer précoce puisque la belle peine à se rappeler de la personne avec qui elle a passé la nuit. Comment t’appelles-tu ce matin est le premier extrait du quatrième et excellent album de la susnommée, réalisé avec la complicité de Marc Collin de Nouvelle Vague.

DE CAUNES ANTOINE : Nom propre, fils de, acteur, réalisateur, présentateur, anchorman, il succède pour cette rentrée à Michel Denisot (Voir au mot VANITY) à la présentation du Grand Journal de Canal+ (Voir ANCHORMAN et TALK).

FORMIDABLE : Adjectif -du latin formidabilis, qui sort de l’ordinaire par son caractère énorme, colossale, imposant- chanté à tue-tête sur les plateaux télé par Stromae, sosie de Jacques Brel d’origine belgo-rwandaise d’un mètre quatre-vingt huit ayant la capacité de faire dresser les poils à l’aide d’un simple adjectif alterné d’un jeu de mot (formidable, fort minable ndlr). La chanson Formidable est également repostée à tout va par tes amis sur leur compte Facebook ! 

GAZ : (Attaque au) 1.Mot masculin usité dans les JT depuis son utilisation en Syrie contre des innocents par le régime de Bachar Al-Assad. 2.Prétexte pour les Etats-Unis de jouer une fois de plus aux gendarmes du monde. 3.Fait sordide ayant pour effet de faire se sortir les doigts du cul à la communauté internationale et ayant permis à BHL - ministre des affaires étrangères ?- de venir s’exprimer sur la nécessité d’une intervention française en Syrie. Cette attaque au gaz sera sûrement, dans les mois à venir, à l’origine d’une hausse des prix du pétrole.

HANOUNA CYRIL : Présentateur vedette de l’émission Touche Pas à Mon Poste sur D8, poule aux oeufs d’or de la chaîne susnommée, remplissant à lui seul les trois quarts de la grille télévisuelle durant les vacances d’été. Créateur d’un concept novateur faisant passer le téléspectateur pour un con : diffuser deux best-of à la suite, l’un incarné en plateau par les chroniqueurs de l’émission intitulé “Spécial été” suivi du “Meilleur de TPMP”, succession de magnétos d’émissions déjà diffusées et rediffusées tout au long de l’année. Il est souvent accompagnée d’une blonde avec une grande gueule, d’un petit frisé faisant des blagues nulles, d’un quinqua obsédé de sa teub et d’un mec qui chante que “quand il pète il troue son slip”. (Voir TALK).

PALEO : Régime révolutionnaire très à la mode qui va renvoyer le Dr Dukan bouffer des steacks arrosés de coca zéro, créé par Nadia Bachi qui s’est inspirée d’un régime ancestral de l’ère paléolithique (si si je vous jure), permettant de manger sainement et de perdre 15 kg ! Pour information, Nadia Bachi et son régime paléo possède un compte Twitter, Facebook, Vimeo, Viadeo, Linkedln, Copains d’avant et Pinterest, il s’agit peut-être de la solution pour perdre de la masse graisseuse puisqu’à être partout à la fois, il y a de quoi oublier de manger ! 

 

RETRAITE : Doux rêve pour la générations des trentenaires, utopie pour les générations futures, mot féminin déclencheur de grèves et de charivari social lorsqu’il est accolé au mot réforme.

 

TALK : Diminutif de Talk-show, mot masculin désignant une émission de télévision durant laquelle un animateur (ou ANCHORMAN) discute avec des invités et chroniqueurs de sujets déterminés. Ce mot est fortement usité en cette rentrée avec le mot GUERRE. En effet, après la guerre froide, la guerre en Irak, la guerre à l’UMP, la guerre des étoiles et la guerre des mondes, place à la guerre des Talks donc, puisque pas moins de 9 Talks sont programmés entre 17 et 21h pour cette rentrée. Le Before (Canal+), Pourquoi ça marche (D8), Jusqu’ici tout va bien (France 2), Le Grand Journal (Canal+), Touche pas à mon poste (D8), C à Vous (France 5), Sans aucun doutes (TMC), Le Petit Journal (Canal+), #Morandini (NRJ12) jamais la concurrence n’aura été aussi rude… Jamais les chroniqueurs n’auront été aussi  la mode, jamais les possibilités de venir faire sa promotion n’auront été aussi étendues ! Attendons un peu afin de voir qui va se planter lamentablement… 

VANITY FAIR : (version française) Magazine “culturel chic” des éditions Condé Nast, pouvant être appelé plus simplement par la périphrase "la retraite de Michel Denisot", qui après un premier numéro réussi s’est ridiculisé en annonçant le projet d’un article et de photos sur Nabilla Benattia. Je rappelle à toutes fins utiles la ligne éditoriale du mensuel : proposer un ensemble d’articles intellectuels ou non sur les personnalités du monde du spectacles, de la politique, de la mode ou de l’actualité… CQFD ?

Bonne rentrée à toutes et tous !

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Anonyme asked:
Je sais pas vous, mais moi j'aime pas quand tu es absent si longtemps !

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Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien Fauve

Je sais ce que tu vas penser en lisant mon titre aujourd’hui, mais je te rassure d’entrée de jeu, il ne sera nullement question ici d’une danseuse rousse qui s’est trémoussée en prime-time sur TF1 aux cotés d’Emmanuel Moire tout l’hiver, mais de l’EP qui tourne en boucle dans mon iTunes, dans mon iPod et dans tout ce qui peut faire de la musique commençant par i en ce moment, c’est Blizzard du groupe Fauve.

  Source : Brain Magazine 

Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien Fauve, et si je rédige ce billet aujourd’hui, ce n’est pas parce que je suis un spécialiste de la critique musicale, ce n’est pas non plus pour me réconcilier avec mes amis à bonnet, moustache et pull à tête de cerf après avoir crié au monde que je n’aimais pas Woodkid, non. Si je rédige ce billet aujourd’hui c’est parce ce que je suis surpris d’aimer ce groupe alors que tout était bien parti pour que je le déteste. 

Fauve, donc c’est un groupe qui se définit comme un collectif ouvert, un CORP qui a vu le jour en 2010. Après quelques chansons publiées sur YouTube, le premier EP est sorti il y a huit jours. Le nom du collectif est une référence au film de feu Cyril Collard, Les Nuits Fauves dont le titre est repris pour une des chansons de l’album.

J’ai découvert l’univers de ce groupe grâce aux suggestions de vidéos sur YouTube, j’ai donc écouté ce morceau sans savoir à quoi j’avais vraiment affaire, et bim je me suis vu en redemander, écouter les autres morceaux avant de faire quelques recherches pour savoir qui se cachait derrière ce nom mystérieux. 

Et heureusement pour moi, j’avais tout écouté avant de lire, parce que ce que j’ai lu ne m’a pas plu puisque cela m’a étonnamment rappelé mon bon ami Woodkid : groupe porté aux nues par les Inrocks, presse très élogieuse qui parle de choc artistique, de chansons néoréalistes et viscérales, du blizzard qui recouvre la génération des 20-30 ans, avec jeux de mots pourris en sus (Lâchez les fauves, Fauve sort les griffes, etc…).

Tout était réuni dans la presse pour que Fauve me laisse l’image d’un groupe marketé à la folie : des chansons clamées façon spoken word aux vidéos publiées sur YouTube avec de “jolies” photos avec filtres et donc SofiaCoppolanisées (oui oui je fais des adjectifs avec des noms propres maintenant), Fauve était la cible idéale pour que je puisse faire un article Woodkid 2.0 !

Pourtant je suis de plus en plus emballé, les textes, les musiques, la voix du “chanteur”, le tout sonne juste. C’est cru, brut, effectivement viscéral, et selon moi, bien que je n’aime pas cette taxinomie douteuse, générationnel.

Quand j’écoute Fauve, j’ai l’impression de voir un film, ça va à mille à l’heure, ce n’est pas forcément joyeux, ça te malmène un peu, mais putain ce que ça fait du bien ! On a l’impression que le mec te balance ses tripes à la gueule, ses sentiments, qu’il en a noirci des pages et des pages dans son Moleskine, et qu’il te fait partager tout ça.

Puisque j’ai commencé mon papier par une analogie avec Woodkid, je dirais que la différence entre les deux réside dans la communication. Le groupe refuse en effet de faire trop de comm’, de définir qui sont ses membres ou quel est le rôle de chacun. Il est également difficile de trouver des photos d’eux sur la toile puisqu’ils ne souhaitent pas se mettre trop dans la lumière et individualiser le tout afin de conserver ce côté collectif. 

Pas question cependant de ne pas faire d’interviews ni de photos (ils sont souvent de dos ou dans la pénombre), le groupe se produit également assez souvent et a même organisé un barbecue (si si je te jure) à Paris pour fêter la sortie de Blizzard et aller à la rencontre du public. 

Le groupe sera au Bataclan le 7 juin (déjà complet malheureusement) et sûrement un peu partout en France cet été. 

A mon humble avis, on n’a pas fini d’entendre parler de ces mecs là, je leur laisse d’ailleurs le mot de la fin avec un petit extrait de la chanson “Nuits Fauves" : 

"C’est un peu à cause de tout ça si tous les soirs / c’est la même histoire

Métro / apéro / lexo / clopes et pornos à l’ancienne

Sur lesquels tu t’entraînes rageusement

Même si ça fait longtemps que ça t’amuse plus vraiment

Mais il faut pas que tu désespères

Perds pas espoir

Promis juré qu’on la vivra notre putain de belle histoire

Ce sera plus des mensonges

Quelque chose de grand

Qui sauve la vie / qui trompe la mort / qui déglingue enfin le blizzard

Imagine-toi : t’es là / en train de te reprendre un verre au bar

Quand tout à coup tu croises un regard / qui te perfore de part en part

Imagine-toi: t’es là / ça te tombe dessus / sans crier gare

Un truc bandant / un truc dément / qui redonne la foi

Un truc comme ça:

«Bonsoir / quelle chance de se croiser ici

Bonsoir / bonsoir / je voudrais partager tes nuits»”

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Que s’est-il passé sur Twitter après l’annonce de la mastectomie d’Angelina Jolie ?

Tout d’abord, il y a eu l’annonce : 

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Après la reprise de l’information dans tous les médias, il y eut les commentaires de Brad Pitt : 

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Puis quelques vannes un peu drôles (il faut bien le dire) :

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Et puis la GROSSE bêtise de la toute aussi GROSSE Christine B :

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Puis vînt l’effet papillon Boutin qui a enflammé les twittos :

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Et pendant ce temps là, à Bimboland : 

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Voilà, en gros, c’est à peu prêt ça…

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Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas avoir 25 ans

Et voilà, nous sommes, enfin plutôt j’ysuis. Après M6 et Jean-Pierre Pernault au JT de TF1 cette année, je passe moi aussi le cap des 25 ans aux alentours de 13h20 aujourd’hui…

Hier encore j’avais 20 ans, j’étais jeune et insouciant, je vivais chez papa et maman, avant hier je rentrais à l’école maternelle, je devais porter un collier pour signaler à la maîtresse que j’allais aux toilettes et je découvrais avec bonheur que la colle en stick était comestible ! 

Aujourd’hui, j’ai 25 ans et je n’aime pas ça

image               [Les boys de GIRLS (HBO)]

Je n’aime pas avoir 25 ans parce que je sais déjà que la moitié de mes proches vont me donner du "un quart de siècle" dans les sms, messages Facebook, Tweets et autres moyens de communication existants, que tout le monde le fait alors qu’on s’en passerait bien mais que ce n’est que justice vu que moi aussi je l’ai fait à mes amis qui ont courageusement passé ce cap ! Cette réflexion est selon moi aussi utile que la sempiternelle question qu’un relou de première classe te balance chaque année à la gueule : "Alors qu’est-ce que ça fait d’avoir … (choisir un chiffre entre 4 et 100) ans ?" Euh, ta gueule pour voir ?

Je n’aime pas avoir 25 ans parce que c’est un genre d’entre-deux bâtard entre la vingtaine et la trentaine durant lequel tu ne sais pas trop où tu dois te situer encore, mais la société toute entière te fait comprendre que maintenant ça va bien 5 minutes qu’on te prenne par la main, il faut un peu te démerder tout seul !

Terminé le compte jeune à la banque et ses avantages, oubliées les réductions moins de 25, (sauf au MK2 Bibliothèque où ils font le tarif jeunes moins de 26 ans) à 25 ans tu es censé pouvoir tout assumer et tout gérer, quand bien même tu serais toujours en étude et loin de pouvoir survivre financièrement, c’est ton problème ! (au pire c’est l’âge auquel tu peux prétendre au RSA…)

L’autre problème obsession qui vient avec tes 25 ans, c’est qu’il faut impérativement que tu songes sérieusement à te caser et à penser babychou, maison et monospace sous peine de devenir un paria de la société… L’horloge biologique tourne mon petit et si tu préfères fermer les yeux en attendant que ça se passe, quelqu’un se fera un malin plaisir de te le rappeler ! On a tous dans notre famille un tonton Norbert qui nous a, un jour, fait une sortie une sortie du style : 

"Moi à ton âge, j’étais marié, je travaillais, j’avais déjà un enfant et on mettais en route le deuxième !"

Ce à quoi tu voudrais répondre :

"Ouais et deux ans après tu as divorcé, laissé deux gosses en bas-âge avec ton ex-femme dépressive, tu t’es tapé n’importe qui, depuis tu vis tout seul avec ton chien et tes enfants ne t’appellent plus !"

Cependant bienséance et bonne éducation faisant, tu te fends d’un minable "les temps changent" en serrant les dents.

Et maintenant casez-vous ! 25 ans, c’est l’âge des Catherinettes. Tu sais, c’est cette tradition de merde durant laquelle une jeune fille doit porter un chapeau vert et moche toute une soirée sous prétexte qu’elle n’est pas mariée histoire qu’elle se tape bien la honte ! La Catherinette possède alors son pendant masculin qui, s’il ne revêt pas de coiffe du meilleur goût, consiste à "porter la crosse de Saint Nicolas", le Saint patron des hommes célibataires.

Et oui, parce qu’à 25 ans, les choses changent et s’accélèrent, quand tu regardes ta Time-line Facebook, tu remarques que nombreux de tes contacts postent des photos de mariage, de travaux de maison, d’échographie ou d’enfants, alors que toi, tu es toujours sur des photos de soirée une pinte à la main, et tu te gausses toujours autant devant des vidéos de chats sur Youtube… Voir tout cela me fait repenser à mes 10-12 ans avec nostalgie, alors que je rêvais qu’à 25 ans on serait un peu comme Brenda, Brandon, Kelly et Donna dans Beverly Hills.(maintenant avec le recul des années, je me rends compte que Brenda, Brandon, Kelly et Donna sont quand même des sacrés prénoms de merde, qu’il n’y a que peu de chances de trouver un individu pourvu d’un tel patronyme ailleurs que dans Confessions Intimes et autres Tellement Mongoles).

En effectuant quelques recherches avant de rédiger cette chronique, je suis tombé sur quelque chose qui m’a un peu énervé : LA LISTE DES CHOSES A FAIRE AVANT 25 ANS ! Bon je me suis quand même amusé à checker un peu ce que j’avais fait sur la liste, et tu seras heureux d’apprendre que j’ai fait 16 des 20 trucs de cette liste ! (et évidemment je ne te dirais pas lesquels non mais !)

Pour moi, 25 ans, ce n’est pas encore l’âge critique, mais le dernier checkpoint à passer avant les 30 et ta véritable entrée dans le monde des adultes. Une sorte de compte à rebours de 5 ans durant lequel t’as plutôt intérêt de te magner à finir tes études, trouver du travail, gagner de l’argent, et te caser parce qu’à 30 ans tu seras fin prêt, et il n’y aura plus de retour en arrière ni d’excuse possible. 

Je n’aime pas avoir 25 ans, mais finalement ça me rassure parce que je me dis que j’ai encore cinq années devant moi.

Cinq ans pour aller en soirée 4 fois par semaine, boire des litres de bières sans grossir, manger n’importe quoi à n’importe quelle heure (toujours sans grossir), ne pas faire de sport, ne pas bosser, vomir après une grosse race, rester une journée entière chez moi à glander, me faire des marathons séries US, ne pas me poser de question plus compliquée que “comment je m’habille demain ?”

Finalement, c’est peut-être pas si mal que ça d’avoir 25 ans…

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Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas Runtastic

Ce qu’il y a de formidables avec Facebook, c’est que la plate-forme évolue tellement rapidement qu’elle devient un sujet qui peut alimenter sans cesse les conversations. Changement d’interface, multiplications d’options, ajout d’applications, qui n’a jamais donné son avis sur les évolutions du réseau social numéro 1 dans le monde ?

Je ne dérogerais donc pas à la règle puisqu’en ce moment, ce qui m’exaspère au plus haut point, ce qui me donne envie de partir faire une cure de désintox avec Lindsay Lohan pour creuser une citrouille, c’est l’application Runtastic !

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Runtastic c’est donc une appli pour smartphone destinée aux fétichistes de la course à pied qui permet aux coureurs, aguerris ou du dimanche, de calculer tout sur leur course et de partager leurs performances.

Partager ses perfomances, c’est là que l’application commence à m’agacer car de plus en plus de gens se connectent à Runtastic via leur compte Facebook et que la conjonction des deux sert uniquement à la construction d’une identité sociale à travers le sport.

Le sport c’est bien, ça vide la tête, ça développe l’esprit d’équipe, ça permet de rester en forme (cf mangerbouger.fr) mais surtout c’est fun ! Le slogan de l’application affirme donc le côté “amusement et plaisir” que l’on retrouve dans le sport puisque “Runtastic, makes sport funtastic”. (soupir).

Ce que je trouve alors moins funtastic c’est que dès 9h le matin je constate sur mon fil d’actualité que Jean-Bernard a courut 8.76 kilomètres pour une moyenne d’environ 7 minutes par kilomètre et que Marie-Christine, qui a fait son petit tour habituel de la zone industrielle de Culmont Chalindrey, a brûlé 678 kcal ! Il nous est alors possible de liker ou de commenter la performance de nos sportifs en goguettes, en les encourageant ou même en donnant des petits conseils :

Marie-Christine, si tu tournes à gauche au bout de la rue des quatre-quarts, tu éviteras une montée et ton parcours n’en sera que facilité, et Jean-Bernard, saches que t’enrouler le ventre avec du cellophane en courant ne te fera pas pousser des abdos, et non !

Le petit plus c’est que, de temps à autre, l’application t’envoie des petits messages sur ton smartphone afin de te motiver à aller courir, un peu comme un coach de vie quoi. Entre nous, je ne vois pas l’intérêt d’afficher ce genre de performance, si ce n’est pour se faire un peu mousser, afficher son petit record aux yeux de tous revient à dire :

Et ouais, moi je m’entretiens, de 8h à 9h je fais mon footing alors que toi tu restes dans ton lit à cuver tes 6 pintes de bières frelatées ingurgitées la veille !

Je ne sais pas vous, mais moi je ne me vois pas balancer à la face du monde que de 8h à 9h, je sue, et que j’en chie pendant une heure, tout ça pour perdre moins de mille calories ! Surtout qu’il y a quand même une chance sur deux pour que ta performance soit commentée d’un sympathique “ah tu as commencé un régime ?”

Cette application se transforme alors en une version web et participative de J’ai décidé de maigrir, émission programmée il y a quelques années sur M6 où l’on suivait les aventures de personnes en surpoids décidées à se prendre en main.

Alors je dis non, non, non, parce qu’en plus des raisons que j’ai cité ci-dessus, Runtastic et ses publications qui hantent ma timeline auraient tendance à me culpabiliser en me criant : “Tu vas avoir 25 ans, tu ne seras pas toujours aussi mince, il faut te bouger le cul, rejoins-nous, rejoins-nous” ce qui me donne alors envie de pleurer et de rejoindre mon amie Anaïs à son cours d’Aquabike !

Plus qu’une application anecdotique donc, cela révèle à quel point se forger une identité sociale sur la toile est important. Ce n’est pas sans rappeler l’époque ou tout le monde a commencé à se connecter à Deezer ou Spotify via Facebook.

Chacun partageait vigoureusement ses petites pépites musicales afin de montrer qu’il avait des goûts un peu pointus, un peu indé et qu’il avait bien fait ses devoirs puisque sa playlist ressemblait à un copié-collé de la page musique des derniers Inrocks.

On a eu tous eu des potes qui ont écouté Nightcall de Kavinsky pour nous faire comprendre qu’ils avaient surkiffé le film Drive, les poètes maudits écorchés vifs et bohèmes qui écoutent Gainsbourg, Brassens et Ferré en rêvant avec nostalgie à une époque qu’ils n’ont pas connu, les hipsters qui écoutent Woodkid à toute berzingue (enfin ça, c’était il y a un an car maintenant quiconque écoute encore Woodkid passe pour un immonde suiveur sans personnalité) et parmi ce flot musical, tu as un pote qui écoute SERIEUSEMENT Céline Dion (qui aime bien mieux manquer le bateau du show-business plutôt que le tramway d’être mère) sans croire que cela peut détruire son e-réputation en 2 secondes top chrono…

Alors puisqu’il est bon de tout partager, pourquoi ne pas créer une application qui partagerait d’autres moments plus funs, pour créer encore plus de sociabilité ?

On pourrait créer iPooh, l’application qui indique que tu vas aux toilettes pour faire la grosse commission et qui indiquerait le temps que tu y as passé et la forme/taille/poids du petit cadeau que tu as laissé, on pourrait faire aussi Facekitchen où tu te connecterais à ton four via Facebook pour faire partager à tes contacts que ce soir c’est gratin de courgettes et rôti de porc, iPenderie qui ferait du tort à toutes les blogueuses mode à cupcake puisqu’elle partagerait ta tenue du jour pour tes followers, ou encore TVbook qui partagerait sur ton mur le programme que tu regardes à la télé !

Comment ça je regarde les Anges de la télé-réalité ? Non mais je le mets juste pour me moquer, moi je regarde uniquement Tracks sur Arte, La Grande Librairie et C Politique sur France 5 !

Plus qu’un simple outil de partage, ces applications sont là pour apporter de la constance à des gens en manque de personnalité, qui éprouvent le besoin de s’appuyer sur des choses concrètes pour exister…

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De l’art de l’onanisme

Nous voici donc en mai, le mois du beau temps (ou pas), du Festival de Cannes, du “fais ce qu’il te plait”, de la masturbation… Oui oui, tu as bien lu mon cher, il va être ici question d’onanisme, de plaisir solitaire, de branlette quoi…

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[Kyan Khojandi dans “Bref” (Canal+)]

Je ne sais pas vous, mais moi je trouve que ça devient un peu ridicule cette façon de brader des journées, des semaines, des mois, pour un peu tout et n’importe quoi…

On a la semaine du goût, la journée du sommeil, la journée de la procrastination, de la gentillesse, du bonheur, de la terre et même de la photographie au sténopé (si si je te jure !). Il existe dans le monde pas moins de 286 journées mondiales par an ! Rien que ça !

Alors certes, il y a des causes qui méritent d’être mises en avant pour plus de visibilité comme le don du sang, la recherche contre le cancer, la trisomie, la violence faite aux femmes, le développement durable, (et la liste est longue…)

La masturbation avait-elle réellement besoin d’un mois entier qui lui soit consacré ? A trop en faire, je pense qu’on s’éparpille et le tout n’est qu’un fatras de journées durant lesquelles on a du mal à y voir clair ! Je met au défi quiconque de me dire de tête quel jour de l’année tombe ne serait-ce que deux desdites journées sus-citées ? 

Mais revenons-en à notre chère veuve poignée, ce qu’il y a de drôle avec ce mois de la masturbation, c’est que j’ai appris qu’il existait un recordman du monde avec 9 heures et 58 minutes au compteur, l’autre truc marrant c’est d’imaginer un peu les rassemblements et autres manifestations que l’on pourrait consacrer à l’évènement.

Je propose en vrac, le Flash-branlette où des inconnus de rassembleraient bites à la main ou doigts aux minous pour une masturbation chorégraphiée et spontanée de quelques minutes sur une reprise de Battez-vous de Brigitte (qui donnerait quelque chose du genre “Et maintenant branlez-vous”) ou encore Branle avec les stars un prime-time exceptionnel présenté par Nikos où des célébrités nous raconteraient leurs expériences en matière d’onanisme et où elles s’illustreraient dans des performances “artistiques” accompagnées de professionnels, et je rajouterai un petit Cam to Cam géant et diffusé sur les parvis des hôtels de ville des plus grandes villes de France (qui pourrait donner lieu à une émission de la mi-journée appelée Le tour de France de la masturbation).

Bref, il y aurait de quoi faire ! Si tu ne comprends pas comme moi pourquoi dédier un mois entier à la masturbation, il faut savoir que cela à quelque lien avec le problème du SIDA. En effet, la masturbation permet de retarder l’échéance d’un rapport sexuel trop précoce et d’éviter ainsi les prises de risques et donc les infections (CQFD) !

La cause est donc tout de même noble, et comme dirait Woody Allen "Ne critique pas la masturbation, c’est faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime" ou encore comme dirait le Monsieur dans le film Fight Club "s’améliorer soi-même c’est de la masturbation".

Améliorons-nous donc en ce mois de la masturbation, seul ou à plusieurs, à l’intérieur ou à l’extérieur, c’est le moment rêvé pour étrenner de nouveaux accessoires vibrants ou à succion ! Mais n’en n’oublions tout de même pas de procréer ! Je m’explique : si on ne veut pas éviter une pénurie de naissances en février (oui parce que mai + février = 9 mois) il ne faut donc pas uniquement se la jouer perso ! 

Toute cette histoire autour du mois de la masturbation m’a permis de découvrir la superbe page Wikipédia de la chose avec ses petites illustrations sympathiques, ses schémas de ceintures de chasteté (personnellement je n’en avais jamais vu pour homme) et son historique très complet ! Je te recommande chaudement d’aller y faire un petit tour, après tout, si la page existe c’est que la masturbation revêt un intérêt encyclopédique, contrairement à Nabilla dont la page a été fermée il y a quelques jours puisqu’elle n’est pas “un objet de savoir” !

PS : Je n’ai pas voulu intituler ce billet “je ne sais pas vous mais moi j’aime la masturbation” ou “je ne sais pas vous mais moi je n’aime pas” pour ne pas rentrer dans quelque chose d’étrange, de mauvais goût ou  de gênant. Je conclurai donc en citant Sarah Michelle Gellar dans le film Sex Intentions (on a les références qu’on peut) “Mais Cécile, tout le monde le fait, c’est simplement qu’ils ne trouvent personnes à qui oser en parler”…

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Que s’est-il passé sur Twitter après l’adoption du mariage pour tous ?

Tout d’abord il y a eu l’annonce : 

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Après les Twittos en liesse :

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Puis vînt le temps des règlements de comptes :

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Puis cette annonce : 

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Qui a entraîné quelques menues moqueries : 

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Heureusement, l’humour est au rendez-vous : 

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Mais dans toutes les fêtes il y a toujours quelqu’un pour casser l’ambiance :

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Et puis au milieu de tout ça, ceux qui poursuivent une activité normale : 

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Voilà, en gros c’est à peu prêt ça…

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Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas les fausses bonnes idées

Je ne sais pas vous, mais en ce moment, ce qui me donne envie de dire au revoir à mes proches et d’aller prendre un bain avec mon grille pain, ce sont les fausses bonnes idées. Mais qu’est-ce qu’une fausse bonne idée me demanderas-tu naïvement ? 

Selon le Wikitionnaire (source ultra sérieuse), la fausse bonne idée (ou FBI pour les amateurs d’acronymes) est une idée a priori originale et séduisante mais qui se montre a posteriori, moins pertinente ou utile que prévu, voire qui a un effet pervers inattendu

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Un premier exemple de FBI, le 16 avril dernier, une enquête Ifop-CAM4 révélait qu’un jeune sur 10 avait déjà réalisé une sextape et que 40% des jeunes étaient plutôt partant à filmer ses ébats en vidéos ! Bouh la vilaine fausse bonne idée… Tout d’abord, à moins d’embaucher quelqu’un pour filmer ça en variant les plans et travailler l’éclairage pour te mettre à ton avantage, je peux te dire que le résultat sera toujours en deçà de tes attentes ! On ne s’improvise pas Kim Kardashian en 2 secondes avec un numérique ou une webcam ! Il faut d’ailleurs savoir que Chris Jenner, la maman de Kim (toujours Kardashian et pas Jong-Un) a supervisé elle-même la sextape de sa fille chérie en lui conseillant de la retourner car elle n’était pas assez torride…

Je ne sais pas toi, mais à moins d’être une “vedette” insignifiante en mal de visibilité je te déconseille la sextape ! Le simple fait d’immortaliser tes ébats sur pellicule fichier numérique ouvre alors la porte à des possibilités de chantage contre ta personne ! Alors certes, nous ne sommes pas dans un épisode de Gossip Girl où ladite vidéo serait sans doute postée sur un blog ou sur un écran géant lors de ton mariage mais quand même, il faut envisager la possibilité que cette petite chose anodine et intime pourrait se retourner contre toi… 

Autre exemple de fausse bonne idée que le monde a découvert hier : la sortie le 3 juin prochain du nouvel album de Jenifer constitué de reprises de chansons de France Gall

Après Nolwenn Leroy et ses chansons traditionnelles bretonnes, Matt Pokora et sa bande autoproclamée Génération Goldman, Lorie ou encore Eve Angeli qui reprennent massacrent des chansons des années 80 (la preuve ici et ) c’est la première gagnante de la Star Ac’ qui a le droit à son album de reprises et selon moi, on est en pleine FBI.

J’ai une affection certaine pour Jenifer, j’avais 12 ans à l’époque de la première Star Ac et j’étais pile la cible marketing de TF1, donc je regardais, et je n’ai pas honte de le dire, j’aimais bien. Même si j’ai grandi, je garde toujours un oeil sur elle et ce même, si elle s’est révélée être un vrai robinet d’eau tiède tout les samedis soir dans son siège de coach dans The Voice. Ce qui m’énerve c’est que cet album est une mauvaise idée marketing pour relancer une carrière en mal de succès (80 000 exemplaires du dernier album contre 1 million pour le premier, 28 dates pour la dernières tournées contre 87 pour la première), qu’il arrive six mois après un précédent qu’on éclipse vite fait pour profiter un peu plus de la visibilité offerte par The Voice et que dans une dizaine d’années, les petites filles citeront Jenifer comme étant l’interprète de Poupée de cire poupée de son et non plus France Gall !

Ce qui m’énerve encore plus, c’est que TF1 a prévu un prime intitulé "Samedi soir on chante France Gall" dans la même veine que celui sur Goldman l’hiver dernier afin de promouvoir un peu plus la pouliche issues des écuries du groupe Bouygues… Je ne sais pas vous, mais moi j’intitulerai ce prime "Samedi soir on aide Jenifer à faire vendre son disque"… D’autant plus que la coach de The Voice aura fort à faire car elle va se retrouver en concurrence avec la deuxième édition de l’album Génération Goldman qui sortira également le 3 juin prochain…

Je ne sais pas vous, mais moi je sens que l’été s’annonce musicalement daubé, à quand un album-hommage de Cyril Hanouna à Patrick Sébastien ? Quitte à massacrer des titres, autant être lucide et prendre des chansons de merde dès le départ ! 

Toutefois, certaines personnes savent anticiper la FBI comme Rachida Dati qui se retire de la course à la mairie de Paris face à la montée en force de NKM dans l’opinion et les médias. Miss Dati évite ainsi un score ridicule à la primaire de l’UMP et une humiliation que je qualifierais de Ségolenienne post-primaire socialiste ! 

Si toutefois certains ne savent anticiper les effets pervers de la fausse bonne idée, il est toujours agréable d’avoir un regard lucide après-coup, comme le réalisateur Michael Bay qui a présenté aujourd’hui ses excuses pour cette daube qu’était le film Armageddon (si si avec Bruce Willis) dont on ne retient plus que la BO signée Aerosmith !

Je sais pas vous, mais si tout le monde était aussi lucide, ça annoncerait un paquet d’excuses et autres mea culpa à venir…

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Anonyme asked:
:)

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Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien les comédies musicales. Surtout si elles sont écrites avec les pieds, joués par des has-been en costumes dans des décor de merde !

Qui se souvient aujourd’hui de Cindy - Cendrillon 2002 (écrite et réalisée par le mec qui a fait Notre-Dame de Paris) où Lââm interprétait cette Cendrillon du ghetto futuristico-moyen-âgeuse ?

Personne, si ce n’est moi ! J’ai donc eu envie de te faire profiter un peu de cette petite pépite (qui n’est pas une parodie je le précise quand même) illustration parfaite du sketch de Gad Elmaleh sur les comédies musicales ! 

Je t’offre donc 1min30 de merde d’émotion sur fond de déchirement familial puisque la demi-soeur de Cendrillon a découché pour se rendre à une rave party !

Le lecteur attentif que tu es saura-t-il repérer l’immonde faute de goût français qui se cache dans cette vidéo ? 

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Je ne sais pas vous, mais moi j’ai assisté à l’émission Le Grand 8

Après t’avoir beaucoup parlé du lancement de D8, après avoir adressé une lettre ouverte à Audrey Pulvar dans laquelle je donnais mon point de vue sur l’émission,et avoir critiqué la table du plateau, j’ai décidé de ne pas m’arrêter en si bon chemin et de partir en immersion dans le public de Le Grand 8, diffusé tous les jours en direct de 10h50 à 12h. Si j’ai beaucoup critiqué le fond et la forme, je trouve que l’émission a su trouver son ton et son rythme, fidélisant un noyau de téléspectateurs.

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Je ne sais pas vous, mais moi j’ai assisté à l’émission Le Grand 8, et derrière Madame Roselyne Bachelot s’il vous plait ! (Oui le jeune homme en bleu au regard sérieux et à l’air grave, c’est moi !).

10h : Arrivée de mes amies et moi-même à Boulogne Billancourt pour assister à l’émission, étant un téléspectateur assidu de Touche pas à mon poste, autre programme phare de la chaîne, je pense reconnaître sans mal la bâtisse qui abrite "la nouvelle grande chaîne". Etant quelque peu modeste, nous demandons à l’agent de sécurité présent à l’entrée où se trouve le siège de D8 mais il ne sait pas nous répondre, et demande à des professionnels fumant une cigarette. Je ne m’étais pas trompé, c’est bien le bon immeuble et l’agent de sécu ne sait même pas où il bosse le con ! 

10h10 à 10h35 : On patiente dans un périmètre réservé au public de l’émission où on découvre que l’émission a ses habituées ; trois mamies sont là à taper la discute avec le mec de la sécurité (qu’elles connaissent apparemment très bien), à saluer les gens qui entrent dans l’immeuble et à faire la bise au chauffeur de salle qui nous la fera également ainsi que des câlins. Je note également la présence d’une belle brochette de pouffes bronzées, lissées, maquillées à outrance avec un diam’s sur la dent, qu’on aurait pu confondre avec des participantes à un casting de Confessions Intimes "Je suis une cagole du sud" (à lire avé l’accent). Isabelle Nanty, l’invitée du jour, arrive dans le studio en basket, le châle qu’elle portait sur le plateau encore emballé dans un sac plastique, je me suis demandé si elle ne l’avait pas acheté à un Pakistanais à la sortie du métro ! Après avoir donné nos pièces d’identité, signé un papier laissant notre image et notre voix gratuitement à la chaîne et au monde (et ce n’est pas une blague) on peut enfin prendre place sur le plateau. Ce n’est pas une surprise, mais il paraît beaucoup plus petit qu’à la télé ! Il s’agit du même que celui de Touche pas à mon poste bien que le décor soit démonté et remonté d’une émission à l’autre. Laurence Ferrari est déjà là et fait des essai micros une fiche à la main et son portable dans l’autre. Elisabeth Bost est déjà à sa place, tapant frénétiquement sur son iPhone entre deux retouches make-up, Audrey Pulvar et Roselyne Bachelot arrivent sur le plateau en nous saluant et en nous souhaitant la bienvenue !

10h35 à 10h50 : Le staff make-up s’agite autour des filles du Grand 8 alors qu’Eric, le chauffeur de salle, nous apprend en moins d’un quart d’heure comment taper des mains en rythme sur le générique de l’émission, comment faire des “ouh”, des “ah ah ah”, comment applaudir après un magneto, après le retour pub, comment on doit se tenir droit,  ne pas regarder la caméra ni faire de signes etc… J’ai un peu l’impression de lire "le public pour les nuls". Il fait ensuite des vieilles vannes à droite et à gauche de la salle histoire de nous mettre dans l’ambiance. Hapsatou Sy fait alors son entrée grimée en véritable vampe, robe décolletée, hauts talons, je suis placé juste derrière elle et Roselyne Bachelot. Premier constat, personne ne regarde personne, tout le monde est concentré sur ce qu’il fait et nous, bah on est mal assis ! Les bancs sont inconfortables mais heureusement, l’émission ne dure qu’une heure ! 

10h50 : Le direct commence et on assiste à un ballet véritablement orchestré. Je remarque très vite le jeu des caméras (la 1, la 2, la 3, retour à la 1…). Laurence parle, Roselyne joue avec ses pieds sous la table, Audrey et Elisabeth discutent entre elles pendant les magnétos. Le son est assez mauvais, on a du mal à entendre ce qui est dit parfois, mais on s’en fout, on regarde, on applaudit et on se marre entre nous.

Première coupure pub : Le retour du staff make-up, tout le monde y a droit, Roselyne se fait ravitailler en San Pellegrino alors que les autres boivent de l’eau plate. Chacune a son téléphone sur la table, Hapsatou consulte son compte Twitter en demandant au public qui lui fait face “C’est vous les étudiants d’histoire et audiovisuel qui m’avez twitté ?” Evidemment non c’est nous, mais elle nous tourne le dos et le retour à l’antenne nous empêche de nous manifester.

Retour à l’antenne : Isabelle Nanty qui a troqué ses baskets contre des talons et déballé son châle de son sac plastique prend place autour de la table. C’est l’heure du "Vu à la télé" et d’autres chroniques. Laurence Ferrari pose une question politique à Isabelle au sujet du mariage pour tous mais cette dernière ne répond pas. L’émission se passe, on écoute, on applaudit, et Roselyne joue toujours avec ses pieds.

Deuxième coupure pub : Laurence s’excuse auprès d’Isabelle pour sa question sur le mariage pour tous. "J’ai cru que tu voulais réagir et puis j’ai vu que tu t’étais retracté, excuse-moi", lance-t-elle alors qu’on lui parle dans son oreillette. Le chauffeur de salle vient nous taper la discute ce qui m’empêche d’entendre la fin de la conversation, mais je crois comprendre que Nanty ne souhaite pas s’exprimer sur des sujets politiques. 

Retour à l’antenne : Les chroniques se succèdent, et je me rends compte qu’on me voit moins que lors de la première partie, je commence un petit jeu de cache-cache derrière Roselyne Bachelot à essayer de me pencher DISCRETEMENT à droite ou à gauche (je crois qu’il n’y a que moi pour croire encore que j’étais discret puisque ma mère m’a téléphoné pour me dire que j’arrêtais pas d’essayer de me faire voir !)

Troisième pub : Tout le monde se rue sur la table où il y a de la bouffe ! Les grands piques-assiette quoi !

Retour antenne : dernière partie de l’émission, Nanty fait la promo du film les Profs durant laquelle Laurence Ferrari lâche un "j’suis pas sûre que c’est mieux" au lieu de "ce soit mieux" qui fait dresser les oreilles de ma copine Anaïs (que d’ailleurs on voit très bien réagir à l’antenne dans ce douloureux moment pour la langue française). 

12h05 Fin de l’émission : Elisabeth Bost est la première à partir, Laurence discute avec Isabelle, Audrey Pulvar et Roselyne Bachelot nous saluent avant de quitter le plateau, de même qu’Hapsatou Sy qui lance un "bonne journée tout le monde", Laurence Ferrari se rapproche de nous pour se barrer juste après. Les techniciens démontent déjà le décor pour installer celui de l’émission de Cyril Hanouna. Le chauffeur de salle nous remercie, retour au vestiaire, merci au revoir. 

Finalement, que retenir de cette matinée ? Je redirais premièrement que les bancs sont affreux et qu’ils font mal au cul ! Ensuite, rien de transcendant à voir le show de l’intérieur, une heure c’est très court, beaucoup de va-et-vient, beaucoup de gens stressés qui courent un peu partout un casque sur les oreilles. Laurence Ferrari n’est pas très aimable et plutôt hautaine alors que Audrey Pulvar se rend beaucoup plus accessible.

Du côté du fond de l’émission, je trouve que le ton est en place et que le rythme est pris, même si certaines interventions ne sont pas vraiment à la hauteur des journalistes. De plus, je me dis que l’invité doit se faire vraiment chier puisqu’il assiste à toute la fin de l’émission alors que le temps de parole qui lui est réservé reste très court. Il se mange alors 4 ou 5 chroniques (dont la partie culinaire…) durant lesquelles on le relance de temps en temps  sûrement de peur qu’il ne s’endorme façon "et vous vous regardez la télé ?" ou encore "puisque vous aussi vous portez des lunettes…"

Bilan des courses, D8 la nouvelle grande chaîne avec un tout petit plateau ! Si jamais tu veux revoir l’émission tu peux le faire ici et si jamais tu es d’humeur taquine, je te propose de m’envoyer des captures d’écran de l’émission si ma tête de fait rire ou pleurer via la page Facebook du blog ! (Une surprise pour ceux que ça tenterait)